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Aventure de pêche en hélicoptère

Ça s’annonce pour être un autre voyage fantastique : nous venons de recevoir le feu vert de Jean, directeur en chef chez Pourvoirie Hipou, une pourvoirie de la réserve indienne qui gère une rivière incroyable dans l’est du Canada. Jean nous annonce que le saumon nous attend, avant d’ajouter : « Dépêchez-vous, on vous attend avant le coucher du soleil ! ».

 

Plan de navigation pour cette aventure en hélicoptère

Montréal (CYUL) vers Natashquan (CYNA)

594 NM – 684 miles – 1 100 km

ETE 7.5 h

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Préparer notre voyage en hélicoptère

Nous préparons notre plan de vol et rassemblons notre matériel pour partir dès le lendemain. J’ai bien hâte d’attraper mon tout premier saumon et mon copilote (qui est également mon père) est lui aussi enthousiaste quant à cette aventure à l’improviste. Les prévisions météo s’annoncent OK, mais avec un peu de chance, elles s’amélioreront.

Après une heure de vol, la tour de contrôle nous autorise à survoler la plus vieille ville d’Amérique du Nord : Québec. Le Vieux-Québec est magnifique vu des airs, surtout le prestigieux Château Frontenac. (Note : si jamais vous volez dans les environs, assurez-vous d’y admirer les chutes Montmorency : ça vaut le détour !) Nous effectuons un premier arrêt de ravitaillement, nous dégourdissons les jambes et cassons la croûte au Manoir Richelieu. La vue du fleuve Saint-Laurent y est spectaculaire.

 

Défis météo pour notre aventure en hélicoptère

Après le dîner, nous volons au-dessus de Tadoussac. L’endroit est habituellement réputé pour y voir des baleines, mais nous n’avons pas cette chance. Les conditions météo sont de plus en plus mauvaises : après deux heures de vol, nous préférons atterrir à Baie-Comeau jusqu’à ce que le ciel s’éclaircisse. Les prévisions du lendemain semblent plus prometteuses. Est-ce qu’on profite d’un repos bien mérité ? Pas vraiment. Pour une raison quelconque, ma balise de détresse ELT s’active au beau milieu de la nuit ! Mon hélicoptère était bien en sécurité à l’aéroport, mais j’ai tout de même eu à m’y rendre pour désactiver le signal.  

 

Notre voyage de pêche en hélicoptère commence

Le lendemain matin, le soleil brille à nouveau et nous reprenons l’aventure. Le paysage est à couper le souffle et le vent est calme. Après un dernier arrêt de ravitaillement à Sept-Îles, nous arrivons à destination : POURVOIRIE HIPOU ! Après une siesta bénéfique en après-midi, nous suivons notre guide jusqu’aux fosses à saumon. Notre accompagnateur, un pêcheur d’expérience, nous raconte que les prises du matin ont été bonnes. Si on s’y prend bien, les saumons devraient pratiquement sauter dans notre canot ! En fin de journée, nous nous attaquons à notre premier cours de pêche au saumon. Le coucher de soleil est incroyable. Nous lançons quelques lignes, voyons beaucoup de poissons bondir hors de l’eau, mais ça ne mord pas. Après quelques heures, je rentre au camp LES MAINS VIDES ! Je garde espoir, étant donné que mes compagnons de pêche ont attrapé sept saumons à eux deux, de magnifiques spécimens de 7 à 18 lb. Mon ego de pêcheur en prend un coup – et je ne savais même pas que j’en avais un. Avec un peu de chance, tout se passera mieux demain.

 

Voyage de pêche — prise deux

Le matin venu, les saumons nous taquinent en bondissant hors de l’eau : c’est signe que nous avons trouvé une bonne fosse. Notre guide me donne de bons conseils, mais les saumons y sont très gros et finissent toujours par s’enfuir après avoir mordu. Au dîner, nous mangeons du saumon frais au bord de la rivière. Nous repartirons vers Montréal le lendemain matin et je n’ai pas l’intention de revenir les mains vides ! Lorsque le soleil se couche, je sens mon moral qui baisse lui aussi. Peut-être devrais-je me résigner à acheter du saumon à l’épicerie ?

 

Le saumon de l’Atlantique mord enfin

Ça y est, BANG ! POISSOOOOON ! Ma canne à pêche cogne violemment contre le canot. Ça doit être toute une bête ! Le guide me dit de garder ma canne à pêche dans les airs pour maintenir la tension. Le saumon bondit hors de l’eau ! « BAISSE TA CANNE ! »

Je l’attire vers le canot et il tente de s’enfuir. La ligne se déroule jusqu’à sa dernière section et je retiens mon souffle, espérant qu’elle ne brise pas. Après quinze minutes, je remporte l’affrontement et je rapporte le poisson à bord. Le monstre ne pèse finalement que 9 lb… mais je suis convaincu qu’il devait en peser 10 pendant notre combat. J’ai enfin prouvé mes talents de pêcheur. Ce n’est pas mal, considérant que mon père — un pêcheur comptant plus de 25 ans d’expérience — n’a pas attrapé UN SEUL poisson pendant tout le voyage ! Le lendemain matin, nous déjeunons, rassemblons notre matériel et reprenons les airs pour le voyage de sept heures jusqu’en direction de Montréal. Nous y arriverons à la tombée du jour.

Au fond, ça ne prend pas grand-chose pour être heureux : un hélicoptère, quelques amis… et un saumon !

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